À propos — Kevin Le Grignou

Je suis Kevin Le Grignou, ostéopathe D.O. installé à Aix-en-Provence et Marseille. Avant d'être thérapeute, je suis coureur. Et c'est cette double identité qui a tout changé dans ma façon d'exercer.

Le mouvement, une passion née d'une contrainte

Tout commence pendant le Covid. Le confinement, les sorties limitées, et l'envie de bouger malgré tout. Sauf que courir à 82 kg avec une mécanique approximative, ça se paye vite : douleurs au genou, tensions dans le dos — le tableau classique du coureur qui débute sans technique.

C'est pendant mon DU d'Ostéopathie du Sport que tout bascule. Je découvre le concept EAD et l'approche minimaliste de la course. Je commande une paire de Five Fingers et une Merrell Vapor Glove — plus stylée, avouons-le. Je lis Born to Run. Et là, confinement aidant, je réapprends à courir depuis zéro : foulée en conscience, appui naturel, impact réduit. Le déclic.

Jusqu'au jour où les pierriers de l'Étoile me rappellent que le trail, c'est aussi du terrain. J'augmente progressivement l'amorti. Parce qu'en course comme en ostéopathie, s'adapter est toujours la clé.

histoires de courses…

1.La Diagonale des Fous — ou comment cocher toutes les cases de ce qu'il ne faut pas faire

Deux ans après mes premiers pas en Five Fingers dans les collines de Cabriès et sur le GR20 Sud (ou les punaises de lit étaient plus gênantes que le manque d'amorti), une idée lumineuse germe un soir entre amis. Sous l'effet d'une soirée un peu trop réussie, je m'inscris à la Diagonale des Fous — le trail mythique de La Réunion, 170 km et 10 000m de dénivelé. Un rêve caché. En me disant que ça doublerait mes chances au tirage au sort l'année suivante.

Patatras. Liste d'attente. Puis, 10 semaines avant le départ, le message tombe : je suis pris.

Ma plus longue distance à ce jour ? 94 km à Samoens, le Trail du Haut Giffre. Pas exactement la rampe de lancement idéale.

S'ensuit une préparation créative. Un week-end choc en Ubaye — objectif : avaler distance et dénivelé en 3 jours. On s'aventure dans les entrailles de la terre, quelque part entre stalactites et stalagmites. Retour au club pour une séance de VMA qui se conclut en micro-déchirure du mollet. Entre les deux, une tendinite du releveur histoire de ne pas s'ennuyer.

Mais la course n'avait pas fini de me surprendre. Dès le 30ème kilomètre, l'essuie-glace est là. Décision lucide : je passe en mode rando-finisher. L'objectif ne change pas — l'arche — mais la montre peut aller se rhabiller.

C'est là que Christophe rapplique. Le même Christophe du week-end choc en Ubaye, celui qui avait balisé ma préparation chaotique entre stalactites et séances de grimpe. Il me rejoint sur le parcours et on enchaîne 100 kilomètres ensemble — à pied, de nuit, dans les sentiers de La Réunion.

Cent kilomètres à marcher, souffrir, rigoler, se taire, repartir. Ce genre de parenthèse qu'on ne peut pas vraiment expliquer à ceux qui n'ont pas vécu ça.

Christophe, si tu lis ces lignes — merci. Pour l'Ubaye, pour La Réunion, et pour cette amitié née dans la boue et les ampoules d'une Diagonale mal préparée. Les meilleures amitiés naissent souvent dans les pires conditions. Mais ce que je garderai aussi pour toujours, c'est tout autre chose. Caroline m'attendait à La Possession. Et là, dans les sentiers de La Réunion, elle a enfilé ses chaussures et a couru 25 kilomètres à mes côtés jusqu'à l'arrivée. Vingt-cinq kilomètres ensemble dans la nuit réunionnaise, sur des sentiers improbables. Et cette arche franchie en amoureux — un moment impérissable.

J'avais coché à peu près toutes les cases de ce qu'il ne faut pas faire. C'est précisément pour ça que je sais aujourd'hui vous aider à les éviter.

2.Le Marathon de l'Hortus — quand on ne s'y attend pas

Il y a des courses qu'on prépare pendant des mois et qui se terminent en souffrance. Et puis il y a l'Hortus.

Fin de semaine chargée : 80 km de course, 60 km de vélo. Je place ce marathon en bougie de fin de semaine choc, sans pression. Je me glisse au milieu du peloton avec une seule consigne : partir tranquille, finir proprement.

Au bout de 10 kilomètres, quelque chose se passe. Les jambes sont légères. Le souffle est facile. Je suis dans le flow — cet état rare que tout coureur espère et que personne ne peut forcer.

Au premier ravitaillement, un visage familier : Samir Tazi, mon pote, hyper enthousiaste, qui a décidé de gérer les ravitos. Le GOAT — oui, le mec qui a bouclé en 24h l'UTMB — qui s'occupe du débutant. Je me sens dans la peau d'un pro le temps de quelques cacahuètes.

Les jambes n'ont cessé d'être bonnes. Samir revient courir à mes côtés dans les derniers kilomètres. Et je signe ce jour-là une de mes meilleures performances en trail.

Personne ne l'avait vu venir. Moi le premier.

C'est ça aussi la course à pied — le corps sait parfois mieux que nous ce dont il est capable. Mon rôle en cabinet est de vous aider à créer les conditions pour que ces moments-là arrivent plus souvent.

Mon parcours

Diplômé du Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille en 2017, j'ai rapidement orienté ma pratique vers le sport et la performance. J'ai approfondi cette spécialisation avec un DU d'Ostéopathie du Sport à l'Université STAPS Avignon, puis avec les modules de la Clinique du Coureur (1.0, 1.1, 1.2) — une formation de référence mondiale dans l'analyse biomécanique de la course à pied.

Entre 2017 et 2020, j'ai assuré le suivi ostéopathique des joueurs du Pays d'Aix Football Club — une expérience de terrain précieuse pour apprendre à gérer les blessures sous pression et travailler en équipe pluridisciplinaire.

Depuis 2017, j'interviens au cabinet HumanFab à Aix-en-Provence, centre d'expertise du sport et du mouvement, aux côtés de préparateurs physiques, médecins du sport et entraîneurs.

Mon approche

Je ne traite pas une douleur. Je traite une personne — avec son histoire, ses habitudes, son activité et ses objectifs.

Parce que j'ai moi-même couru avec des douleurs, réappris à courir en minimaliste, préparé une Diagonale en dix semaines et signé ma meilleure perf un jour où je n'attendais rien — je comprends vraiment ce que vivent mes patients. Cette expérience nourrit chaque consultation.

Chaque séance commence par une écoute attentive avant de proposer un traitement adapté — techniques structurelles, myofasciales ou viscérales. Pour les coureurs, j'y associe une analyse vidéo de la foulée pour comprendre le geste, identifier les compensations et prévenir les récidives.

Mon objectif est simple : vous aider à bouger mieux, plus longtemps, sans douleur.

En dehors du cabinet

Vous me retrouverez sur les sentiers de Sainte-Victoire, de l'Étoile ou d'ailleurs — en trail ou à vélo. Je suis convaincu qu'un ostéopathe qui pratique est un meilleur thérapeute. Parce qu'il comprend le corps en mouvement, pas seulement au repos.

Mes formations

  • 🎓 Diplôme d'Ostéopathe D.O. — Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille (2017)

  • 🎓 DU Ostéopathie du Sport — Université STAPS Avignon (2018)

  • 🎓 Clinique du Coureur 1.0 · 1.1 · 1.2 (2020)

  • 🎓 Taping & Strapping — Christophe Geoffroy, kiné Équipe de France de Football